Patrick Huet et l'invention des poèmes géants
Le tout début
Tout a commencé au cours de l'été 1999, l'été de l'éclipse. Avec l'accord d'un restaurateur à Lyon (hippopotamus pour ne pas le citer), l'auteur s'était installé à la terrasse de son établissement pour attendre et observer le phénomène astral et décrire par la suite ses impressions sur un grand tissu. Grand dans le contexte de cette époque puisqu'il mesurait deux mètres sur un mètre soixante de large.
Le véritable bond en avant.
Il date en fait de 2002. Depuis longtemps, Patrick Huet rêvait d'un poème qui dépasserait tous les formats connus, d'un poème qui atteindrait cinquante mètres de long. Ce n'était encore qu'un rêve, mais c'est sa rencontre avec les responsables du centre Saint-Genis 2 à Saint Genis Laval qui allait être déterminante. C'est ainsi que nacquit le projet de ce poème hors normes.
Au printemps des poètes 2003, le rêve fut réalisé et même dépassé, puisque le rouleau de poème mesure 66 mètres et 30 centimètres. Avec même la participation de Christine Okrent qui, au cours d'une retransmission en direct de l'émission de Laurent Ruquier, fournit à l'auteur un mot qu'il utilisa sur-le-champ comme rime de son poème.
D'autres émissions comme celle de Philippe Bouvard, et des médias (le Progrès de Lyon, Métro, France 3, TLM, etc.) mirent également une belle place ce poème.
Puis un autre défi - à Roubaix.
C'est à l'invitation du Centre Espace Grand-Rue que Patrick Huet s'est attelé à une autre gageure : décrire en alexandrins le coeur profond d'une ville, parler de son passé, mais en gardant un point de vue sur l'avenir.
Il s'est donc rendu à Roubaix, s'y est longuement promené pour s'imprégner de l'atmosphère des lieux. Puis, au printemps des poètes 2004, un nouveau poème s'est créé. Les habitants de ville soumettaient à l'auteur des mots de leur choix, et le jeu pour lui était aussi de les utiliser comme rime.
Soulignons qu'il s'agissait bien de "mots" tout simples pas de "phrases". Tous ces poèmes géants sont toujours entièrement écrits par l'auteur, les "mots" imposés viennent corser la difficulté du poète. Car il s'agit à la fois d'un jeu et d'un défi de composition en direct.
Ecrit sur 71 mètres et 90 centimètres, le poème fut ensuite accroché dans la galerie pendant plusieurs semaines.
Articles de presse.
Ci-dessous vous trouverez deux articles relatifs au poème géant de Saint-Genis 2 (paru dans le Progrès de Lyon) et à celui de Roubaix (paru dans La voix du Nord).

